#Interview 2 : Thomas de Marchéco



Thomas Balana, fondateur de Marchéco nous parle de lui, de ses projets et de la vie d’un jeune entrepreneur !

Zoom sur le porteur de projet

Présente-toi et ton parcours en quelques mots ?

Thomas Balana, 26 ans. J’ai débuté par L’Insa, école d’ingénieur à Toulouse, en mécanique et énergies renouvelables. Ensuite j’ai intégré le Master EDEN à l’iaelyon. Mon premier projet entrepreneurial était dans l’amplification audio à l’incubateur au programme Start. Puis grâce à un départ en Australie, j’ai commencé à m’intéresser au manger local, sain et notamment aux problèmes liés à la distribution. En revenant j’ai proposé le projet à l‘incubateur !

Motivation : l’entrepreneuriat ou la cause ?

C’est le projet, entreprendre ce n’est pas ce qu’il y a de plus relax !  On a envie de trouver du sens dans nos métiers, entreprendre c’est un bon moyen de faire ça et d’aller droit au but. Sensible aux problèmes du changement durable, j’ai cherché un projet dans ce sens-là. Dans ma famille il y a beaucoup d’artisans, de chefs d’entreprises, ça a peut-être joué.

Comment se sent-on en tant qu’entrepreneur ?

Bien ! La frontière vie personnelle/ boulot est mince. En tant qu’entrepreneur, c’est impossible d’arrêter d’y penser à 17h. On a moins d’opportunités de voir amis et famille mais ça vaut le coup.

Quelle est la journée type d’un entrepreneur étudiant ?

Depuis que j’ai une stagiaire, je m’impose plus une journée type avec un démarrage vers 8h30/9H. Il y a des choses fixes : la communication, sourcer les produits, préparer les marchés,  prospecter les clients…. Ensuite quand cela fonctionnera bien, on pourra améliorer l’expérience client et développer des offres de service annexes. NDLR : Thomas est en D2E, donc il n’est plus en cours à temps complet.

Un conseil pour ceux qui n’osent pas se lancer ?

Tout dépend des raisons. Entreprendre pour une idée c’est risqué. C’est mieux de chercher à résoudre un problème qui compte pour soi et les gens, ou de partir sur quelque chose qui tient à cœur.

Zoom sur la start-up

Ton projet en quelques mots ?

En quelques mots, nous recréons une fois par semaine, sur des temps de pause, un authentique marché à l’étalage (bio & local) dans l’entreprise. Gain de temps, bien-être et convivialité garantis pour les salariés.  Nous privilégions le bio mais pas exclusivement et nos fruits et légumes sont locaux à l’exception des agrumes en hiver. Nous cherchons des producteurs qui ne sont pas dans une logique industrielle et privilégient la diversité des produits.

Comment est venue l’idée ?

Au début, j’avais pensé à une plateforme de mise en relation de producteurs et consommateurs mais le format de ce concept n’intéressait pas les producteurs car trop chronophage. En parlant avec eux, a germé l’idée de création de marchés éphémères en entreprise.

Le projet c’était d’aller vers les gens, me mettre sur leur route. Que font les gens tous les jours ? Où sont les flux de passage ? L’entreprise s’est avérée être un bon endroit car on y passe beaucoup de temps. Ensuite la dimension sociale a grandi, le marché est aussi un lieu d’échanges entre les collaborateurs. J’ai fait aussi récemment mon premier marché dans une maison de retraite / résidence seniors, où la dimension sociale du projet s’est encore une fois révélée.

À quel besoin réponds-tu ?

Pour les salariés, bien se nourrir, gagner du temps et du confort, avoir une meilleure qualité de vie.
Pour l’entreprise c’est le besoin de créer un environnement positif, propice aux échanges et à la productivité, pour des salariés plus fidèles.

Quels sont les challenges de ta startup ? Comment vois-tu l’avenir ?

La demande en bio explose et l’offre est en tension, il n’y a pas assez d’agriculteurs donc ils choisissent bien les gens avec qui ils travaillent.
Aujourd’hui c’est de passer le seuil de rentabilité, avec 5 entreprises par semaine d’ici l’été, et les 5 restantes en septembre/octobre. Ensuite, ce sera de peaufiner cette rentabilité, parfaire l’offre, développer les partenariats, processer la chaîne de valeur pour se concentrer sur la stratégie de développement.

Que t’apporte le suivi à l’incubateur Manufactory ?

De l’expérience surtout. À 26 ans on n’en n’a pas beaucoup même si on a de l’énergie et des idées ! Les accompagnants et les experts aident pour cette carence en expérience. Mais aussi le fait d’être entouré, les ateliers de codev (NDLR temps d’échanges entre tous les entrepreneurs du programme de l’incubateur pour travailler sur une problématique que rencontre un entrepreneur et l’aider à la résoudre), les opportunités d’échanges, de contact, le mentorat, les bons plans…  On a souvent des problématiques en commun avec les autres incubés même si les projets sont différents.

Côté inspirations

Qui t’inspire le plus et pourquoi ?

Mon ancien boss en Australie. À une soixantaine d’années, il est assez surprenant. Toujours sur des nouveaux projets, il y met tout son argent et son énergie. Il parle en millions de dollars mais sait se mettre à ton niveau. Il a beaucoup de sagesse et d’expérience et te fais te sentir important et intelligent, c’est inspirant.

Ton livre du moment ?

“La nuit des temps” de Barjavel, il m’a redonné le goût à la lecture.

Une citation favorite ?

« L’agriculture, c’est la base de la culture !” – Maurice Béjart

 

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