#Interview 3 : Manon de Mon Rituel



Manon Pujol, fondatrice de Mon Rituel nous parle d’elle, de ses projets et de la vie d’une jeune entrepreneure !

Zoom sur la porteuse de projet

Portrait de Manon PUJOL, « Mon Rituel », entrepreneure à la Manufactory – 22 Mars 2018

Présentez-vous et votre parcours en quelques mots ?

Manon Pujol, 24 ans. J’ai fait un cursus en relations internationales à Sciences Po suivi par un Master évaluation et suivi des politiques publiques.

L’idée d’une entreprise en cosmétique a germé entre mes deux expériences en cabinet de conseil et chez Grand Lyon Habitat. Je fais mes cosmétiques maison depuis 3 ans, initiée par ma tante et je me suis formée en l’aromathérapie. J’ai donc fait une reprise d’études en Master Eden pour intégrer l’incubateur.

Motivation : l’entrepreneuriat ou la cause ?

J’ai failli ne pas me lancer quand j’ai lu des articles sur l’entrepreneuriat car je croyais qu’il y avait des profils types et je me suis dit “ce n’est pas pour moi”.

Mais je ne me suis pas retrouvée dans les grosses structures en termes de valeurs, de compétences, donc l’entrepreneuriat ce n’était pas un choix mais une évidence. Après 5 ans à Sciences Po, je voulais mettre les mains dans le cambouis et être stimulée intellectuellement. Un bon boulot, bien payé, cela ne me suffisait pas !

Comment se sent-on en tant qu’entrepreneur ?

En tant qu’entrepreneur, je me sens libre et compétente, toujours stimulée. Il y a une grande liberté dans la contrainte, je ne me suis jamais sentie aussi bien.

En tant “qu’entrepreneuse”, au début ce n’était pas évident, j’avais peur que ce soit un monde d’hommes et j’avais du mal à trouver ma place. Mais déjà en tant que consultante junior c’était difficile.

A l’incubateur Manufactory on s’en moque, le genre n’a pas d’importance ! Je ne me suis jamais sentie décrédibilisée ici car j’étais une fille contrairement à ce que j’ai pu ressentir ailleurs.

Quelle est la journée type d’un entrepreneur étudiant ? Entreprendre tout en faisant ses études, quelles difficultés ?

Je m’impose un rythme, des horaires assez fixes car j’ai besoin d’un cadre pour travailler mieux.

Je suis en M2 et comme c’est la période du stage je suis à plein temps sur mon projet, c’est l’accord parfait. Les mois où on cumule cours et projets c’est compliqué de tout mener à bout de bras car il y a beaucoup de projets de groupes, mais ça en vaut la peine. Mais dans les cours on travaille parfois les projets, donc tout se complète.

Je fonctionne en to-dolist, ça me permet d’avoir la vision de l’opérationnel et de réfléchir en amont sur les tâches à venir et la périodicité.

L’équilibre vie professionnelle et vie personnelle est dur à trouver. Avant je ramenais tout le temps ma boite à la maison. Dans tout ce que je fais running, balade, expo, à un moment ou un autre je parle du projet et ça me fait avancer. C’est en vacances que j’ai eu les meilleures idées, en balade en montagne que j’ai résolu les plus gros problèmes !

Un conseil pour ceux qui n’osent pas se lancer ?

Il faut surtout en parler : aller voir une structure spécialisée, rencontrer quelqu’un. C’est là qu’on réalise si on est suffisamment prêt et motivé.

Zoom sur la start-up

Votre projet en quelques mots ?

Je veux accompagner et conseiller les femmes dans le domaine de la cosmétique bio. Souvent quand on passe de la cosmétique conventionnelle au bio pour sa santé, ses enfants, quand on est enceinte, ou par intérêt environnemental, au début on est un peu paumée.

Pour le moment je propose une plateforme de vente e-commerce avec une partie conseils qui va être développée.

Comment vous ai venue l’idée ?

Au début j’ai fait mes propres cosmétiques pour m’amuser et au fur et à mesure ma peau a changé. J’avais pas mal d’allergies, avec le bio elles ont diminué et j’ai eu moins de problèmes, donc je n’ai pas pu revenir en arrière !

Selon vous, à quel besoin répondez-vous ?

Je pars de l’hypothèse que ma cible est une femme de plus de 25 ans, qui n’a pas le temps de tout tester pour trouver sa routine.

Quels sont les challenges de votre startup ? Comment voyez-vous l’avenir ?

Il faut que j’affine ma proposition de valeur, je trouve qu’il manque une partie de tests physiques, ou par téléphone. Et surtout élargir l’offre de Mon Rituel.

Que vous apporte le suivi à l’incubateur Jean Moulin ? / Qu’est ce qui te plait dans l’accompagnement à l’incubateur Jean Moulin ?

On est entourés de personnes qui savent ce que c’est qu’une start-up contrairement à moi et arrivent à avoir la vision d’un projet malgré les domaines variés. Les accompagnants me challengent au quotidien.Il y a aussi des gens qui ne sont pas d’accord avec moi et je n’ai jamais autant avancé que grâce à ça.

Cela m’apporte aussi du réseau. Ceux qui sont ici sont mes amis, il y a de l’entraide. Si j’ai un problème un autre incubé peut m’aider et inversement. J’ai eu un souci sur mon site et Grégoire (Vandenesch, Délice Sans Gluten NDLR) a passé une demie journée avec moi.

Côté inspiration

Qui t’inspire le plus et pourquoi ?

Rémi, le mari de ma tante qui m’a initiée à la cosmétique bio. C’est quelqu’un de brillant, passionné et passionnant et d’une grande générosité, cette combinaison est assez rare.

Ta série du moment ?

“Suit”, commencée récemment. Elle parle d’un gars brillant qui n’a aucun diplôme et se crée une légitimité dans un univers qui n’est pas le sien. C’est porteur d’espoir ce type de personnage, on dépasse des préjugés qui n’ont pas lieu d’être !

Une citation favorite ?

“Il faudrait essayer d’être heureux ne serait-ce que pour donner l’exemple”. Jacques Prévert

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