#Interview 6 : Dorian de Olio di Serra



Découvrez Dorian qui a repris les oliveraies familiales dans les Pouilles et développé une huile d’olive vierge, à la traçabilité exacte.

Zoom sur le porteur de projet 

Présente-toi et ton parcours en quelques mots ?

Dorian Tota, 25 ans, bac ES. Je n’ai jamais été très « scolaire », après deux années de droit qui n’ont pas été un succès je me suis réorienté en licence commerce international, puis j’ai intégré l’incubateur Manufactory par le biais du Master Entrepreneuriat et Développement des Entreprises Nouvelles – EDEN de l’iaelyon. Le M1 EDEN est la première formation que j’ai vraiment choisie et pour laquelle je me suis battu.

Motivation : l’entrepreneuriat ou la cause ?

J’ai toujours voulu gagner des sous, enfant je lavais des portes de garages dans mon immeuble, le lendemain de mes 18 ans j’étais au travail auprès de personnes âgées. Je n’aime pas les fiches de postes prédéfinies, je voulais faire quelque chose par moi-même. En sortant du lycée, deux amis ont monté une boite (la marque lyonnaise de vêtements Sansnom., NDLR), ça m’a donné envie et de plus mon père est entrepreneur dans l’âme depuis toujours.

Quelle est la journée type d’un étudiant entrepreneur ?

Depuis une semaine j’ai enfin trouvé mon rythme, tant personnel que au niveau du boulot. C’est dur de décrocher parfois. Je me couche à 3H et me lève à 7h, j’adore travailler le soir. En tant que micro- entrepreneur, j’ai peu de moyens donc je fais tout : mettre en bouteille, livraison, coller les étiquettes et après il faut développer la marque, la stratégie, les points de vente.

Entreprendre tout en faisant ses études, quelles difficultés ?
La difficulté c’est de s’organiser et de trouver du temps. Le master est une grosse charge de travail. Je n’ai pu suivre en entier aucun amphi de l’année car je dois souvent travailler sur ma boite tout en écoutant les cours.
L’entreprise m’a redonné goût à l’école, on apprend en cours et on met en pratique tout de suite !

Comment se sent t’on en tant qu’entrepreneur ?

Honnêtement on se sent super bien ! Ça m’a ouvert l’esprit, donné un déclic de motivation, plus de maturité. Ça m’a transformé dans la vie de tous les jours.


Zoom sur la start-up

Ton projet en quelques mots ?

J’ai voulu redonner vie aux oliveraies familiales à Serracapriola dans les Pouilles au sud de l’Italie. Avant nos olives étaient vendues à la coopérative et on ne savait pas où elles partaient. A présent, nous produisons notre propre huile d’olive. Les olives sont pressées à la fin de la journée de récolte, elles n’attendent pas et donc ne perdent pas en qualité. Notre village est englobé dans un micro-climat méditerranéen, nous n’irriguons pas nos parcelles, la mer s’en charge en passant par les sols. La spécificité de notre terroir est que nous récoltons nos olives mi-octobre, soit un mois avant les autres régions d’Europe. C’est un gros avantage pour nous en début de saison.

Selon toi, à quel besoin réponds-tu?

Je réponds vraiment à la quête d’authenticité et de « je sais ce que je mange ». Mon produit est naturel à 100%, c’est une huile organique. La mer irrigue nos parcelles, il n’y pas de traitement chimique, ni d’arrosage ! Nous proposons une traçabilité totalement transparente, notamment grâce notre positionnement de Producteur-Marque sans aucun intermédiaire.

Quels sont les challenges de ta startup ? Comment vois-tu l’avenir ?

J’aimerais entraîner ma famille sur place dans mon projet, pour qu’ils se sentent plus concernés et puissent participer. Mais pour se développer il faudra de la rigueur sur place.
Je ne me considère pas forcément comme une start-up. Je fais de l’autofinancement pour le moment et je me développe en fonction de ma situation et de mes moyens.
En fin d’année prochaine j’aimerais passer en statut de vraie société avec des associés, pour intégrer les acteurs de la chaîne de production qui sont ma famille.

Que t’ apporte le suivi à l’incubateur Jean Moulin ?

On est assez libres mais dès qu’on a une question ou un doute, il y a toujours quelqu’un pour nous aider ou nous aiguiller, sans jamais nous forcer. On nous apprend à capitaliser sur nos erreurs pour nous transformer.
L’interaction avec les autres projets est enrichissante. Pouvoir être une ressource pour certains c’est épanouissant, on ne vient pas que pour soi à l’incubateur !

 

Inspiration

Qui t’inspire le plus et pourquoi ?

Mon père est mon premier exemple. Il n’a pas fait d’études mais a toujours entrepris, il a notamment monté un des premiers incubateurs internet pour accompagner les boîtes du numérique.


Ton livre du moment ?

De MacGyver à Mad Men, Quand les séries TV nous enseignent le management. Benoît Aubert, Benoît Meyronin
Collection : Hors collection, Dunod

Une citation favorite ?

« Les joyeux guérissent toujours » Rabelais

 

Fondateur : Dorian Tota

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