#Startup Fermie : Le terroir dans votre assiette !



Fermie réinvente la manière de s’approvisionner et de consommer de la viande locale.

 

 

La vie d’entrepreneur

Journée type

Je commence vers 8h en traitant mes mails. Ensuite je programme des publications pour les réseaux sociaux puis je priorise mes tâches ; marketing, communication, amélioration du site. A midi je ne perds pas trop de temps à manger et j’enchaîne sur la partie financière dans l’après-midi.

Je n’aime pas finir trop tard, pas après 18h30, ensuite je vais me défouler au sport. Je me refuse de travailler le weekend, un entrepreneur doit se ménager.

Motivation : l’entrepreneuriat ou la cause ?

J’ai vraiment l’entrepreneuriat dans la peau, à mes 25 ans j’ai déjà créée un service de décoration d’intérieure. Quand on me demande quel métier je veux faire, je réponds entrepreneur. Finalement, je trouve des causes à défendre pour assouvir mon besoin d’entreprendre.

Anecdote particulière

C’était un vendredi, je devais effectuer une livraison de viande dans le Gard et au moment de la livraison je me suis aperçue que La Poste me facturait 70€ de livraison, c’était inconcevable pour moi, j’étais bien trop perdante.

J’ai dû trouver une solution rapidement et c’est ainsi que 20 minutes plus tard mon colis se trouvait dans un blablacar en direction du Sud.

La morale c’est que si une porte se ferme d’un côté, il faut en ouvrir une autre ailleurs.

Le plus grand obstacle rencontré en tant qu’entrepreneur ?

Mon seul frein aujourd’hui c’est l’argent, ce manque financier me fait perdre du temps. Les financements sont un cercle vicieux, sans le premier il est difficile d’obtenir le second.

Avez-vous douté ?  Vous arrive-t-il encore de douter ?

Il m’arrive encore de douter et c’est légitime, il ne faut pas croire que notre solution est révolutionnaire et que tout le monde va se l’arracher. Je me remets toujours en question ; est-ce que je fais le bon choix ? Est-ce que en tant que consommateur j’ai envie d’acheter chez Fermie ?

Il m’arrive d’avoir des refus qui me font douter. Mais je n’oublie pas que c’est la réussite au bout qui nous anime, nous les entrepreneurs, se dire qu’on a tout construit de ses mains.

Quelles sont vos qualités ?

Je suis très perfectionniste ; je passe du temps à sélectionner les éleveurs parce que je m’engage à fournir une prestation de qualité.

Je suis aussi très curieuse, cette qualité remplace certaines connaissances ; bien que n’ayant pas suivi d’études en agroalimentaire, je sais me diriger vers les bonnes personnes pour gagner en savoir.

Je crois en mon projet ce qui fait de moi une personne déterminée.

Comment se sent-on en tant qu’entrepreneur ?

On se sent libre mais cette liberté est relative ; on ne peut pas se permettre de partir trop longtemps en vacances par exemple, sans internet.

J’aime surtout me sentir utile, développer une solution qui va servir à des consommateurs et faciliter leur vie quotidienne.

Je me sens responsable aussi, de ce que je vais leur mettre dans leurs assiettes.

Un conseil à partager ?

Ne pas rester tout seul dans son coin, parler de son idée pour savoir ce qu’en pense les autres.

Aujourd’hui en France on a la chance d’avoir beaucoup d’incubateur, il faut en profiter et ne pas hésiter à se faire accompagner.

 


Zoom sur la start up

 

Description du projet

Aujourd’hui acheter de la viande locale s’avère être un processus difficile.

Fermie permet de créer des communautés entre éleveurs et consommateurs afin d’avoir de la viande de qualité dans les meilleurs délais. Dans le même temps, nous facilitons le travail de l’éleveur par la commercialisation et la logistique.

Comment vous est venue cette idée ?

J’ai toujours aimé les bons produits, je me qualifie d’épicurienne.

Les scandales alimentaires et sanitaires m’ont mit la puce à l’oreille et je me suis demandé quelles étaient les possibilités, en France, pour consommer local aujourd’hui.

Aucune des offres d’approvisionnement en viande me satisfaisait et c’est ainsi que Fermie est née, grâce à une idée qui a germée il y a 3 ans résultant de l’actualité et de mon propre besoin.

L’équipe

Aujourd’hui je suis seule sur le projet mais je ne suis pas fermée à trouver un associé, malheureusement je n’ai pas forcément le temps de chercher la bonne personne. Si demain quelqu’un veut me rejoindre, qu’il a des compétences complémentaires aux miennes, ce serait un vrai atout.

Tout seul on va plus vite, à deux on va plus loin.

Fondatrice : Caroline Faucon

Poste occupé : Entrepreneure, un vrai couteau suisse

Quel est votre business model ?

L’argent on en gagne jamais assez ! Pour l’instant, les éleveurs vendent sur le site de Fermie mais tous les éleveurs ne sont pas les bienvenus, ils ne proposent pas tous de la qualité, une sélection est faite en amont.

Fermie prélève une commission assez importante sur le prix de vente finale, dû aux frais d’emballage très élevés pour la viande. De plus, les éleveurs souscrivent à un abonnement qui leur garantit la commercialisation de leur viande tous les mois.

Selon vous, à quel besoin répondez-vous et pour quelle cible ?

Les scandales et les crises alimentaires ont alertés les consommateurs, ils se sont sentis trompés et ont cherchés à s’alimenter plus sainement, ils sont plus soucieux de ce qu’ils consomment.

En somme, ils veulent mieux consommer, c’est le besoin auquel je réponds. Seulement il ne suffit pas de consommer local pour consommer mieux ; à côté de chez soi on peut trouver un très bon comme un très mauvais éleveur.

Fermie cible les CSP + citadins voir ultra citadins, ils ne sont pour certains même pas véhiculés et font leur course dans leur quartier, au plus proche. Mon offre (caissette de 5 kilos) s’adresse à des familles soucieuses de leur alimentation qui croient au pouvoir du local à la fois d’un point de vue environnementale que d’un point de vue économie locale.

 

Comment vous positionnez-vous face à la concurrence ?

Là où beaucoup de mes concurrents n’ont pas pris en charge l’aspect logistique, j’ai essayé d’apporter une solution complète à l’éleveur, de la commercialisation jusqu’à la livraison. Je sais que dans l’alimentaire, se faire livrer s’avère souvent être un frein, c’est pourquoi je propose cette formule all inclusive.

Votre force et votre faiblesse ?

En prenant tout en charge, je fais de la livraison mon avantage concurrentiel, c’est ma force.

Ma faiblesse c’est de trouver l’équilibre entre l’offre et la demande ; si demain j’ai peu de demande sur mon site, l’agriculteur refusera d’abattre une bête pour une petite commande et je serais contrainte de refuser la vente. L’équilibre entre ces deux facteurs est primordial surtout en période de développement, pour éviter de perdre des clients.

Les moments forts de Fermie ?

Je parlerais plutôt de petites victoires ; des retours positifs, un service qui plait, des éleveurs qui me rappellent, c’est toujours agréable et gratifiant.

Je me sers de ces moments pour affronter le doute, sans le savoir ils m’apportent du soutien.

Quels sont les challenges de votre start up ? Comment voyez-vous l’avenir ?

Le premier challenge est de finir le site Internet, j’ai envie qu’il soit parfait alors j’ai toujours tendance à retarder sa mise en ligne. Le second défi est d’arriver à faire suffisamment de vente sur une période de 6 mois pour savoir si oui ou non le projet est viable.

 

Portrait chinois

 

Aujourd’hui Demain Jamais
Voiture 2 chevaux Lamborghini Dacia
Ville Petit village de Haute Loire Hong Kong Tombouctou
Animal Veau Taureau Fourmie
Végétal Tulipe Gros bouquet de Lys

Coquelicot

 

Aujourd’hui Fermie est en développement, elle porte des valeurs authentiques et françaises. Cette startup voit grand et a pour ambition d’être connue et reconnue comme actrice de la consommation locale de viande de qualité, sans jamais tomber dans l’oubli.

 

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