#Startup Ylle : de l’upcycling fashion et vintage !



Marque d’accessoires tricotés à la main à partir de laine recyclée

La vie d’entrepreneur

 

Journée type 

Le tricot est une activité saisonnière, l’année se découpe en plusieurs parties :

  • L’été je passe mes journées à détricoter, laver, étendre de la laine et tricoter en fin de journée.
  • De septembre à janvier c’est la commercialisation sur les salons et marchés de créateurs. Je prépare les salons, monte des stands et vends en direct.
  • Au printemps : administratif, je candidate pour des marchés.

Aujourd’hui mon quotidien a changé, je pose les fondements pour faire d’Ylle une entreprise.

Votre motivation : l’entrepreneuriat ou la cause ?

Un peu les deux. Ce projet m’a suivi dans mes premières années de salariée, j’ai toujours été tiraillée entre ce projet personnel et mon travail, j’avais un goût d’inachevé. En consacrant un peu de temps au projet, j’ai rapidement eu des ventes et des partenariats avec des blogueuses.

Je me suis questionnée ; comment ai-je envie de concevoir ma vie ? Et la réponse était ; par un métier passion.

Je ne peux pas séparer mon emploi de ma vie, j’ai donc pris les choses en main et je me suis investie dans Ylle.

Anecdote particulière

Je travaillais à la sucrière pendant l’exposition d’une artiste japonaise. Pendant 2 mois, j’étais immergée dans son oeuvre, une pièce toute tissée de laine, j’ai commencé à tricoter les restes de l’oeuvre. Pendant cette exposition, j’ai rencontré une historienne textile suédoise, très avenante et sociable.

Au moment de trouver un nom pour mon entreprise, j’ai cherché comment se traduisait laine en suédois et c’est de là, grâce à cette rencontre, qu’Ylle est née.

 

Le plus grand obstacle rencontré en tant qu’entrepreneur ?

Je n’ai pas rencontré d’obstacle, au contraire toutes les portes s’ouvrent.

Avez-vous douté ? Vous arrive-t-il encore de douter ?

J’ai trop douté, j’ai trop attendu. Maintenant je m’interdis de douter, j’y vais à fond !

Quelles sont vos qualités ?

Honnêteté, authenticité, bienveillance, partage.

J’offre la possibilité à quelqu’un d’avoir un vrai produit pour soi, une pièce qu’on garde, son bonnet comme si Mamie l’avait tricoté.

Comment se sent-on en tant qu’entrepreneur ?  

Je me sens fière, engagée et sur-motivée. Je suis pleine d’énergie et exaltée à l’idée du challenge que je me suis fixé. L’incubateur m’apporte énormément de rencontres, c’est une ouverture que je n’avais pas et qui permet à mon projet de mûrir.

Etre entrepreneur c’est côtoyer un réseau de personnes dynamiques et impliquées, qui ont envie de faire bouger les choses. Sentir qu’on participe à ce mouvement procure une exaltation, on est dans le bouillonnement de quelque chose. J’espère que ça marchera pour tous et que dans 10 ans on se recroisera, avec nos entreprises bien en route.

Quand Sartre et Beauvoir se retrouvaient au café de Flore à Paris, ils étaient, sans même le savoir, en train d’écrire des choses qui ont changé l’humanité.

L’entrepreneuriat, finalement, c’est ce même bouillonnement.

Un conseil à partager ?

Se faire confiance et foncer, y aller quand on a un bon prés-sentiment.

 


 

Zoom sur la startup

 

Description du projet

Ylle est une marque d’accessoires tricotés à la main à partir de laine recyclée.

J’utilise de la maille usagée qui a été portée (vieux pulls, écharpes) et qui est maintenant sans utilité. Je détricote, lave et reconditionne la laine en pelote. Les pièces sont uniques, j’invente moi même des modèles. En plus des bonnets, je créée aussi des bandeaux ornés d’un bouton vintage, chiné par mes soins.

Au début je trouvais mes pulls grâce au bouche à oreille puis mes clientes ont suivi le mouvement et m’ont fourni leur pull. Aussi, certains vêtements donnés à Emmaüs ne peuvent être revendus, souvent trop usés et abîmés, j’utilise cette enseigne pour me fournir en matière première.

Je dois développer ces contacts, élargir mon carnet d’adresse et encourager davantage mes clientes à me fournir leur vêtements usés.

Je pratique le upcycling, c’est-à-dire prendre un objet qui n’a plus aucune utilité et en faire quelque chose de nouveau.

Comment vous est venue cette idée ?

Il y a 5 ans, faute de trouver des bandeaux dans le commerce, je m’en suis tricotés. Je les ai portés à l’école, mes amis ont aimés et en voulus. Au début je leur demandais d’acheter la laine mais cette denrée coûte extrêmement cher.

De là m’est venue l’idée de détricoter, comme faisais ma grand mère, et le projet est né. Le réseau étudiant m’a apporté de nombreuses commandes, j’ai décidé de développer cette activité pour rembourser mon prêt étudiant.

L’équipe :

Je suis l’unique représentante de Ylle, c’est un choix d’avancer seule.

Cependant aujourd’hui je n’arrive plus à couvrir la demande, gratifiant dans un sens mais assez frustrant. La priorité est de trouver un « gang de tricoteuse », il est temps que je crée de l’emploi.

 

Fondatrice : Anais Viboud

Poste occupé : Entrepreneure

 

 

Quel est votre business model ?

Je vends mes créations. L’objectif très proche est d’avoir un réseau de boutique de revendeur.

Selon vous, à quel besoin répondez-vous et pour quelle cible ?

Un besoin d’authenticité, les femmes ont envie d’avoir quelque chose de particulier, d’unique. Je propose des produits éthiques qui redonnent du sens. C’est une part d’héritage que je leur transmets, les premiers boutons que j’ai brodé venaient de la boutique de mon arrière grand mère.

On achète, on consomme, on jette mais l’envie de garder revient.

Je pensais vendre à des étudiantes de 20 ans à 35 ans mais je me suis aperçue, en me rendant à un salon de créateur, que mes acheteuses étaient des personnes plus âgées, 70 ans en moyenne. Exposante sur les salons depuis 2 ans, je constate que ma cible va de la jeune fille de 18 ans à une femme plus mûre, mes produits touchent 3 générations.

Comment vous positionnez vous face à la concurrence ? Votre force et votre faiblesse ?

Ma différence c’est le recyclage, je suis la seule à proposer du tricot recyclé. Cette particularité fait de mes pièces des modèles uniques. Le bandeau et le bouton me sont propres.

Mon gros moins c’est la production, à la fois pour tricoter et pour m’approvisionner en matière première. Il faut recycler, traiter mais surtout trouver les matériaux. Chiner, trouver des boutons et de la laine fait partie de mes moments de plaisir. Malheureusement j’ai de moins en moins de temps à y consacrer.

Les moments forts d’Ylle ?

Mon 1er salon de créateur ; je me suis rendu compte que j’avais une clientèle, mes produits plaisaient même à côté des entreprises bien établies, j’avais ma place sur ce marché.

L’autre moment fort c’est l’intégration dans l’incubateur. J’ai toujours fait cavalier seule, je ne savais même pas que de telle structure existait. Après 3 ans d’existence, il est temps d’être aidé, je suis en train de vivre un temps fort.

Portrait chinois

Aujourd’hui Demain Jamais
Voiture Ancienne fiat 500 Un food truck de tricot Grosse cylindrée
Ville Saint Franc Lausanne New York
Animal Moineau Paon Souris
Végétal Fougère Géranium Rose

Une startup résolument authentique et éthique qui ne trahira jamais ses valeurs. Aujourd’hui petite et dans l’ombre, Ylle aspire a devenir une belle entreprise à taille humaine, médiatrice d’un nouveau message, le upcycling et l’art du fait maison.

 

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