#Dossier : Top 9 des erreurs d’entrepreneurs débutants



On connait tous la formule pour créer son entreprise… Protéger son idée, déposer des brevets, choisir sa forme juridique, écrire un business, faire une étude de marché, se lancer. Et pourtant, cette formule est très loin des réalités terrain de l’entrepreneur d’aujourd’hui… !

 


 

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Voici donc un TOP 9 des erreurs à éviter quand on entreprend, qui devrait contrarier un peu vos idées reçues…


1. Ne pas parler de son idée et s’isoler

La plupart des entrepreneurs ont peur qu’on leur vole leur idée. Ils s’isolent, et vont se cacher dans une grotte jusqu’à la release de leur produit. Erreur !

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Sortez vendre votre produit ou votre service dès que possible, même en mode prototype !

Quand vous vendez, vous obtenez une étude de marché concrète avec des clients qui vous feront un retour pertinent. Ce retour vous permettra d’améliorer votre service ou produit de manière beaucoup plus adaptée, par rapport à ce que vous faites tout seul dans votre chambre.

Seul, on ne peut pas appréhender son marché de façon pertinente.

Quant au risque de se faire voler l’idée, sachez que l’idée dans un projet ne vaut pas grand-chose, si ce n’est rien du tout !

Le projet que vous allez bâtir dépend essentiellement de votre réseau, votre façon de faire, votre vision, et non pas de votre idée !

Deux entrepreneurs n’auront pas le même projet à partir d’une même idée. La protection de l’idée n’est pas une priorité quand on lance son projet !


2. Vouloir choisir son statut juridique trop tôt

Choisir son statut juridique est une bonne chose, cela permet d’optimiser son activité. Mais dans les premières phases de la création d’une activité, choisir son statut est souvent beaucoup trop précipité !

Nous observons souvent des entrepreneurs qui ne connaissent pas encore bien leur marché et qui veulent déjà s’immatriculer…

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Souvent, le statut autoentrepreneur (microentreprise maintenant) permet largement de « faire l’affaire » et surtout permet de facturer de manière officielle tout en testant son marché, et en adaptant son offre.

On optimise alors dans un deuxième temps après avoir testé son concept !


3. Faire des prévisions financières

Point primordial pour comprendre la partie financière d’un business. Les fameuses prévisions, que l’on comprend comme des chiffres arrivés de nulle part, que l’on essaye de deviner au travers d’une boule de cristal en se demandant combien son business peut bien générer !

Boule cristal voyance

 

  • « Je dirais 30000€… Toi tu dis combien ? »
  • « 2 millions ! »
  • « 2 millions ?… Ah ouai c’est pas mal ça… Allez tu as raison, je mets 2 millions comme ça les investisseurs seront contents ! »

Comprenez qu’un investisseur ne met pas de l’argent sur un dossier, mais sur un projet en lequel il croit.

Rien de tel qu’un projet déjà lancé avec des premiers signes de succès pour donner l’envie d’investir sur l’avenir.

Vous ne vendrez donc pas votre business plan ou votre idée (Ai-je déjà dis qu’une idée ne valait pas grand-chose ?)

Deuxième point : Les éléments financiers n’ont de prévisions que le nom.

Ce sont avant tout des objectifs que l’on se fixe en fonction de moyens que l’on se donne !

Lorsque l’on calcule un chiffre d’affaires sur l’année, celui-ci sera la conséquence de chaque client que l’on sera allé chercher jour après jour et qui aura dépensé un peu d’argent chez nous. Autant dire qu’il faut bien anticiper toute son année de manière précise.

Lorsqu’on se fixe ses objectifs, il est important d’avoir en tête tous ces coups et à quel stade l’entreprise est rentable.

Ensuite, face à cet objectif, ne comptez surement pas sur le « bouche à oreille » pour faire marcher votre activité. On entend beaucoup d’entrepreneurs baser leur stratégie de communication sur ce principe. Or, sans stratégie, vous aurez 0 client !

Autant se le dire tout de suite. Les clients ne viendront pas à vous juste parce que vous existez et votre idée est sympa. Il faut faudra suer pour aller chaque client, un à un, avoir beaucoup d’énergie. Là seulement vous aurez peut-être un effet de bouche à oreille…

Dans tous les cas, un objectif de chiffre d’affaire ne sera atteint qu’en fonction d’une stratégie commerciale ou de communication précise. Si l’on veut 100 clients au lieu de 10, il faudra fournir 10 fois plus d’effort et investir également beaucoup plus d’argent… A prendre en compte…


4. Réaliser une « étude de marché » classique

Vous ne connaissez toujours pas le Lean startup et vous voulez toujours étudier votre marché avec des focus group et des questionnaires à vos amis sur Facebook ? Sachez que cela ne vous apportera que peu de réponses !

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Lorsqu’on demande aux gens si un produit leur plait, leur réponse est souvent positive. Ils arrivent même à établir un prix auquel ils seraient prêts à l’acheter.

Pourtant si à cet instant vous sortez le dit produit de votre sac, alors plus personne ne veut l’acheter !

Sont invoquées alors diverses raisons plus bizarres les unes que les autres, un paquet de chips à acheter ou un chien à faire toiletter, toujours est-il que votre produit vous reste dans les bras alors que votre étude de marché était encourageante.

Autant dire que la meilleure étude de marché passe par la vente de son produit ou service ! Concevez un prototype, construisez une landing page, vendez votre produit avant tout.

Ensuite éventuellement vous pourrez le fabriquer si la demande est là. Je suis volontairement un peu caricatural ici, mais je pense que le principe est primordial pour tous ceux qui veulent entreprendre…

Vendre votre service/produit vous fournira un nombre incalculable de données sur ce qu’attend réellement votre marché. A condition de mesurer et d’analyser.


5. L’#erreur courant de débutant : Réaliser un beau Business Plan.

Ce bon vieux copain…

On aime tous faire un beau business plan, bien relié, avec des beaux titres. Sauf que, avec un business plan de 120 pages en main, on a la plupart du temps pas grand-chose de plus qu’une moitié d’arbre en petite coupure.

Pas de produit, pas de service, pas de client, seulement des souhaits.

Un business plan sert avant tout à poser sa vision et comprendre quelles étapes nous permettront de nous en rapprocher. Mais il est indispensable de coupler ce business plan à de l’action, à une mise en œuvre concrète et tangible de son projet !


6. Lire les conseils de blogs qui parlent d’entreprises

Entreprendre n’est pas équivalent à gérer une entreprise. Nombreux sont les blogs ou magazines qui traitent de gestion d’entreprise, mais les problématiques ne sont pas les mêmes qu’en entrepreneuriat.

Un manager aura une entreprise à gérer, un entreprise se situe plutôt dans un tourbillon entrepreneurial très instable parfois.

Rien n’empêche d’importer les bonnes pratiques de l’entreprise en entrepreneuriat, mais se lancer dans une startup demande un état d’esprit souvent très différents et aux règles et outils propres.


7. Se focaliser sur le projet (produit ou service) plutôt que sur le besoin client

Un entrepreneur ne vend pas un produit ou un service : il répond à un besoin client. Cette différence est primordiale.

En comprenant précisément à quel besoin on répond, on peut adapter son projet ou son service si besoin pendant les phases de test, ce que l’on appelle « pivoter ».

Lorsqu’un entrepreneur est trop attaché à son projet tel qu’il l’a défini, il peut avoir du mal à en faire de même et donc à s’adapter aux attentes du marché, ce qui peut ainsi le conduire à échouer.

C’est ce que l’on appelle le syndrome de l’ingénieur, qui reste attaché à une idée précise et qui va tenter de la pousser jusqu’au maximum de ses capacités avant de la confronter à l’avis d’autres personnes. Attention, ce syndrome touche aussi bien des « vrais » ingénieurs que des profils types gestionnaires (communication, marketing, etc)

ingénieur syndrome


8. Penser que seuls ceux qui ont de l’expérience ou de l’argent peuvent réussir.

Il n’est pas nécessaire d’avoir 15 ans d’expérience pour réussir ou 100000€ sur son compte en banque. L’incubateur est là pour le prouver. Nombre des entrepreneurs que l’on accompagne sont encore étudiants, ou l’étaient il y a peu.

L’expérience peut vous apporter du réseau ou de l’aide, mais peut très bien vous contraindre dans une manière de pensée qui détourne de l’innovation. Avec un esprit neuf, les jeunes sans expériences arrivent souvent à créer de beaux projets.

De même, l’argent est rarement un problème dans les projets que l’on accompagne. A partir du moment où vous vendez votre produit et prouvez que le marché existe, vous trouvez de l’argent grâce à des subventions des prêts ou des investissements.

Enfin, pas la peine non plus d’avoir l’idée révolutionnaire du siècle pour réussir. Tous nos entrepreneurs sont avant tout animés par une idée qui leur plait, avec un projet précis qui vient de leur personnalité et de leur vécu.

N’essayez pas de coller aux esprits de grands entrepreneurs, trouvez avant tout votre voix et votre envie…

Au final, le plus gros frein de l’entrepreneur est dans sa tête. Si vous êtes motivés et savez où vous voulez aller, alors vous avez de fortes chances de réussir !


9. Ne pas agir…

Dernière erreur et pas des moindres.

L’entrepreneur est la personne qui fait, qui agit. JUST DO IT !

Un entrepreneur qui ne fait que penser ou écrire des dossiers n’ira pas loin. Aussi, pour entreprendre il faut rentrer rapidement dans cette phase d’action dont on parle depuis le début de l’article.

 

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